Bien le bonsoir
Il est tombe en volume d’eau, comme les sept dernières années cumulées, variable suivant les vallées
Même au service météo le plus proche, il n’existe aucune année similaire, au siècle dernier, ni dans les archives, l’on n’est pas dans l’exceptionnel, mais dans «
ce n’est jamais arrivé avant »
Je suis en terrasse et à part trois toutes les autres, sont impossibles aux engins motorisées, même avec un quad, c’est dangereux
Les pentes les plus faibles sont des 8 à 10% , je ne te parle pas des autres ou l’on laisse les filets a l’année
L’étroitesse de certaines terrasses ne permet qu’une rangée d’oliviers.
Le tracteur c’est planté dans le sol, cela veut dire qu’il s’est enfoncé, comme aspiré, et tu n’a pas le temps de dire ouf, le jour ou cela t’arrive tu t’en rappelle toute ta vie, tellement l’on se retrouve « cloche ».
« C’est de l’Agadou, comme en sol mouvant, et gluant en plus»
C’est de la colle, qui rentre partout, si tu préfère, chez mon voisin qui est plus sur du plat pentu, il est impossible, quasiment de marcher, même avec les bottes l’on s’enfonce jusqu’au chevilles, en faisant attention « c’est exceptionnel » en 54 ans c’est la premières fois que je vois cette situation.
Je travaille le sol qu’une fois tous les cinq ans, et que dans les cinq centimètres, le reste je reste enherbé, pour lutter contre l’érosion galopante, qui n’est pas un choix idyllique, mais refaire les Km de murets à la longue, cela est pénible, surtout que certains dépassent les quatre mètres de hauteur, « si tu t’ennui, pas de souci »
Les terrasses avec l’herbe haute est déjà broyé, je ne peu pas revenir sur place avant fin avril, et la il me faudra 1,5 jour par hectare en moyenne, encore tellement elle va être est haute, pour cette année je compte deux jours, impératif avant la floraison.
Nous avons eut beaucoup de glissements de terrain, dans toute notre zone, et personnellement cela fait 14 ans que je n’en est plus, mais il ne faut toujours faire attention.
Je ne suis plus du tout prêt à utiliser un herbicide, je préfère broyer fin, surtout pas a ras « je règle la hauteur entre 4 et 5 cm » qui me permet de caler ce broyat sur place « Qui m’oblige a avoir un choix de tiges plus dures, pour que une fois sèches elles résistent»pour réaliser un tapis le plus épais sous la frondaison, et leur éviter des coups de soleil aux racines.
Le seigle est la vesce, c’est un choix personnel, avec du trèfle blanc a certains endroits, leur appart en azote m’est suffisant.
Quasiment toute la vallée fait de même « enherbé », et pour les irréductible, cette année leur a fait changer d’idée, les pans de bétons pour caler les blocs de pierre non pas tenu, une formation vaut mieux que de se retrouver dans ces cas, qu’il va falloir régler au marteaux piqueur, ou vont revenir aux ronces.
C’est simple soit tous les ans tu passe trois a quatre semaines à remonter du muret a plusieurs systématiquement « Supers les vacances, je connais bien »
Ou tu t’occupe de tes oliviers pendant ce temps, et le broyage, dans tous les cas, ce n’est que maximum ¼ du temps, et tout seul, et à deux fin avril, l’on n’est pas au bagne.
Vers le 10 ou le 15 mai, tout est sec, le soleil se charge de ce travail, mais les tiges raides des fleurs, me permettent de garder cette épaisseur, qui va en diminuant, presque jusqu'à la fin aout
Les feuilles de mes oliviers restent plate et de belle couleur vert et argent est surtout pas recroquevillé, « pour moi cela se passe de tout commentaire », et sans arrosage.
Cela fait quinze ans que aucun tracteur n’est rentré, sur les accessibles, le tassement je ne connais plus, « vive le quad », mais bon il ne fait pas tout.
Et la charge de mes oliviers en fruit non irrigué, est plus que convenable, cela fait quelques années, que je tiens le record chez mon moulinier, en allant que 4 fois dans mes oliviers.
La nature du sol entre toutes les terrasses vu que ce n’est que de la terre rapporté de partout depuis des siècles, est une véritable casse tête.
Sur une je fais un trou, pour contenir deux seau de 20 litres d’eau, l’eau en plein été reste, 56 heures en moyenne, plus bas, 12 minutes après l’eau n’est plus visible.
Certaine la profondeur de terre, ne dépasse pas 12 a 25 cm de profondeur avant la roche, et d’autre j’ai plus de 2 mètre de bonne terre d’alluvions.
En décembre, la méditerranée toute proche a moins d’un kilomètre dicte sa température, cloisonné par les montagnes qui font écran, et je récolte avant la toussaint, la vallée juste derrière la première rangée de montagne, c’est les alpes qui dicte la conduite des oliviers, eux récoltent entre décembre et janvier, et nous avons les même cultivars.
Chez moi j’ai déjà de nouvelles pousses, et tout cela va croitre progressivement tout en douceur, dans la valle à proximité, cela ne commencera des que les conditions seront plus douces, a la fin de l’hiver.
Pour moi il n’y a pas de méthode bonne ou mauvaise, c’est la zone ou l’on se trouve qu’il vaut mieux bien connaître, et ensuite essayer d’adapter « des concepts » et en retenir le plus judicieux, pour vos oliviers, et peu importe, je me suis mis tout le monde a dos, entre 80 et 90 mais les anciens les premiers sont revenus, en essayant de faire une oléiculture raisonnée, et responsable.
Par contre cela oblige à vadrouiller d’une formation a une autre d’un pays a un autre, mais pour l’instant je regrette une chose de ne pas avoir plus vadrouillé tout autour de la méditerranée, avant les années 85, je n’aurais jamais taille a ras mes oliviers plusieurs fois centenaires, plantées par le moines.
Et a 54 ans l’on n’affronte pas la nature, l’on va faire un compromis avec elle, en douceur, pour cette année.
Cordialement
