Sujet « ou sont les racines » sous les oliviers
Ancienne vigne

Ancienne vigne

Terre sans cultures depuis plusieurs décennies
Si l’on se place au-dessus de l’olivier, que l’on délimite la zone de la frondaison, au sol, cela donne une patatoïde, pour faire simple un premier carré avec les bords arrondis, qui vient buter contre le tronc.
On rapporte ce « carré/cercle », en prenant le pied de l’olivier, comme centre, cela donne un rectangle avec les bords arrondis
Le premier carré/cercle vous le divisez par quatre, ce qui va donner
Zone 1, Zone 2, Zone 3 Zone 4 « Le pied de l’olivier » Zone 5 et zone 6
La Zone 3 et la Zone 4, se chevauchent. ce qui n'est pas du tout normal.
Les racines sont sous les « Zones 1 » à la « Zone 4 », et dans une partie uniquement la « Zone5 », la plus proche du tronc, ou le plus souvent elles s’écartent sur les côtés à plus de 80%, sur les cas observées, laissant un vide dans l’axe du vent.
Si une racine est présente coté nord, elle est plus de quatre fois plus courte que celle côté sud sous la frondaison, et n’a aucune chance de contenir des rafales de 160 km/h, a plus
La relation longueur de la racine sur un terrain à peu près plat est la suivante, et peu importe la nature du sol, de ces régions.
Pour un olivier avec une frondaison de deux mètres, les racines sont :
- De 2,4 mètres à 1.80 côté sud, 0.6, à 0.8 mètres côté nord, vérifié 27 fois
Pour un olivier avec une frondaison de 1.5 mètres, les racines sont :
- De 1,6 mètres à 1.30 côté sud, 0.5, a 0.7 mètres côté nord, vérifié 14 fois
Pour un olivier avec une frondaison de 1.2 mètres, les racines sont :
- De 1,4 mètres à 1.10 côté sud, 0.3, à 0.4 mètres côté nord, vérifié 21 fois
Sur le côté est et ouest, elles se résument au maximum à la moitié de la longueur côté sud
Je ne l’ai contrôlé que sur 5 pieds, où l’arbre avait été sectionné de toutes ces racines, c’est le manque de temps qui m’a empêché d’en contrôler plus,
http://www.afidoltek.org/index.php/Mise_en_terre- Mise en place du tuteur: l’olivier est attaché à un tuteur, disposé au vent dominant par rapport au plant, afin de garantir l’aplomb de l’arbre durant les premières années. Le tuteur de 2 m de haut et 5 cm de diamètre est enfoncé d'au moins 60 cm dans le sol. Le plant est ligaturé au tuteur de manière lâche afin d’éviter tout étranglement.Dans ces cas de vents très forts, il est souhaitable d’incliner le piquet « dit en Z » mais laisser plus de 50 cm à 80 cm, bien après la ligature du tronc, lâche oui et en forme de Huit.
J’ai pris l’habitude de le faire avec du tuyau d’arrosage, récupéré, lâche autour du tronc, et à l’intérieur du fil de fer galva, de 2.5 à 3mm. En dessous de ce diamètre je n’arrêtais pas de les changer, et dans le couloir propice au vent entre les collines, j’en place deux, pour ne pas retrouver le tronc sectionné, à partir de la troisième année.
Je fais deux contrôles des ligatures par an, jusqu’à 7 ans.
Ces vents violents sont apparus depuis ces 15 dernières années, et mon père, mon arrière grand-père, ni dans les fiches de la météo, on ne trouve trace de vents aussi violents.
Je n’aurais jamais planté des oliviers sur ces deux terrasses, si j’avais su avant, il me reste encore quelque dizaines à déplacer.
Le tuyau des ligatures est à changer deux fois au minimum, la première fois 11 à 15 cm suffisent, la deuxième en fonction des cultivars, de 20 à 25 cm, avec le plus souvent le même fil galva.
Ces fameux 50 à 80 cm du piquet, je les mets à profit, pour consolider/forcer les branches côté nord, et celles qui ont tendance avec le vent à repartir côté sud, ou se quiller vers le ciel, tant qu’elles restent souple. Une fois leur diamètre suffisant pour contrer le vent, le les libère, pour éviter quelles ne cassent, je passe une journée pour une centaine d’oliviers à partir de quatre ans, avec les ligatures au lieu du sécateur.
Il faut systématiquement caler le piquet avec des cailloux, sur au moins 10 cm, de profondeur, à la masse, pour lui opposer une forte résistance.
A 170 km/h, à une hauteur de 1.5 mètre, celui-ci recule (env. 12à15 cm), exemple pour un piquet en 8 cm d’épaisseur, et enfoncé de 80 cm.
Avant de les planter, je prends une série de piquets, et je peins à la bombe, une trace à 80 cm
Je contrôle le volume en poids d’olives de chaque terrasse d’oliviers « sans cataclysme dit naturel »
Pour des oliviers de 40 à 50 ans en moyenne, sur un sol enherbé, avec un centre de frondaison, dans l’axe du tronc.
- Des oliviers abrités, moyenne 45/65 Kilo par olivier
- Des oliviers sur des terrasses moyennement abritées 25/35 Kilo par olivier
- Sur des terrasses très exposées 10/15 Kilo par olivier
Autre combine, la cuvette
Elle sert à capter l’eau des pluies avant tout, et
Les deux trois premières années elle est de 15 cm de profondeur, sur le diamètre de la frondaison de l’olivier
Ensuite, l’eau entraîne la terre fine, et cette cuvette se referme au bout de 4/5 ans, ensuite je la refais pour garder un plat sous la frondaison, avec une légère inclinaison vers le tronc.
Le but de cette manipulation est de garantir aux racines une profondeur plus importante, et d’obtenir non pas un seul niveau de racines mais deux au minimum.
Sur 90% des racines mises à nu, elles étaient à l’extrémité enterrée du tronc avec le système de la cuvette, dans 10 ans elles seront à différentes hauteurs allant de 0 à plus de 25 cm, mais le risque est autre,
- Soit cassure nette du tronc, sur des jeunes oliviers moins de 15/20 ans suivant cultivars
- Soit la matte de racines avec la terre est quillée/déracinée en totalité, à 90 degrés, ce qui est moins grave, il faut le replanter ailleurs.
Autre sujet, qui ne plait à aucun des oléiculteurs, efficacité des brises vents, beaucoup d’idées reçus, certaines sont vraies.
Une bande boisée « perméable » est un peu large, de différentes espèces, est une solution extraordinaire. Il sera le prochain sujet, avant une conclusion uniquement fondée sur les analyses visuelles, pour que celles-ci puissent nous aider.
Cordialement
