degats causés par Klaus

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Edy Spagnol
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Re: degats causés par Klaus

Message par Edy Spagnol » 11 févr. 2009 22:13

Bonsoir Claude

Ce que je peux dire, que je connais en pratique uniquement

Il a un tiers des racines sur la hauteur est les 2/3 vers le bas, comme en zone montagneuses d’ailleurs.

Une de leur priorité est de protéger ces 2/3 de racines du soleil cuisant de bord de mer.

Les 1/3 et 2/3 tiers c’est une fourchette, qui peut évoluer fonction de la pende, de la nature du sol Etc.

Les fruits sont courbés par la force des vents dominants

J’ai pu le vérifier sur ceux que j’ai déjà abattus et brulées
Matsucoccus feytaudi

http://www.allo-olivier.com/Forums/view ... hp?id=4456

Mais s’il y a une autre raison, je veux bien la connaître, j’ai encore une dizaine à abattre

Cordialement

Ameur Teycir
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Re: degats causés par Klaus

Message par Ameur Teycir » 12 févr. 2009 19:15

Bonjour
la présence de cette branche est corrélée avec une concentration des racines au dessous de cette zone par rapport à l'autre coté. La présence des racines dans cette zone basse de la pente est expliquée par le risque d'érosion. c'est sa façon pour se protéger ?!

Merci pour le lien du vidéo

Cordialement,

Ameur Teycir

claudeduvar
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Re: degats causés par Klaus

Message par claudeduvar » 12 févr. 2009 19:40

bonsoir,

cette branche que l'on voit bien sur la photo n'est visible que sur les arbres soumis à un vent constant, ceux qui sont en bord de mer et qui subissent les assauts des vents marins. elle est presque horizontale, située en sens contraire du vent dominant et présente à son extrémité des aiguilles plus proches qui modifie sa forme ( densité), la pénétration au vent et déplace le centre de gravité. sans cette branche le pin ne peut pas pousser droit c'est impossible, c'est elle qui compense, elle dirige également le vent, le canalise. placée sur la partie basse de l'arbre elle est souvent coupée ( camping.... parfois pour des raisons dites de sécurité) et dans ce cas l'arbre ne tarde pas à tomber car son équilibre est rompu. C'est une découverte assez récente, il y a beaucoup à faire en biomécanique des arbres, ils ont mis en place une stratégie adaptative stupéfiante que l'ont commence à peine à entrevoir.

Edy Spagnol
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Re: degats causés par Klaus

Message par Edy Spagnol » 13 févr. 2009 00:17

Bien le bonsoir

En montagne, les troncs façonnés en crosse par la reptation des manteaux neigeux, coté montagne, le rayonnement réfléchi, écourte les branches, et celles opposées, qui doivent subir les vents dominants, mais pas que la première, les deux ou trois, leur permettent de garder un certain équilibre/stabilité.
En sylviculture, si les troncs d’un bois de pins en interne sont nettoyées de leur branches pour laisser filer des troncs bien droit, par contre ceux qui sont en extrémités, il est normalement de règle, de les laisser, sachant que sous ces branches les racines sont présentes, sur leur plus grande longueur.
Sur ceux que je dois impérativement éliminer, à cause du Matsucoccus feytaudi, je regarderais de plus pré, « les branches bases sont toujours présentes », face aux deux vents dominant, l’un venant de la mer, Env.800 mètres ; l’autre canalisé par les collines qui forme un couloir proche. Merci pour l’info, « Thèse, document, livre » si tu peux me passer les références, pour me le procurer SVP

Hélas il n’en est pas de même chez les oliviers, « Non productifs d’olives » elles ont une tendance fâcheuse à dépérir, est dés qu’un départ plus vigoureux « gourmand », est présent plus pré du tronc, il n’y a plus aucune chance pour l’extrémité de celle-ci, a moins d’éliminer ces gourmands précautionneusement avant qu’ils n’atteignent des dimensions trop importantes, ou comme sur les Bonzaï, la c’est un autre débat

Si l’on revient a l’oléastre, « il en reste pas touchées une seule fois par l’humain », il est rabougri, et il en est pas de même, il a plutôt tendance à faire un cône/forme bizarroïde, et les gourmands, n’imposent pas leur loi, et leur feuilles sont de quatre a cinq fois plus petite, mais pour le système racinaire, il en est de même, il se trouve en règle générale sous la frondaison, elles sont très bases les premières branches, voire semi enterrées, « pour que le vent ne passe pas par-dessous » peu importe le centre de gravité de celui-ci, et j’espère que certaines zones du Roussillon resterons toujours protégées, pour poursuivre mes investigations.

Sur 10 de mes oliviers en production, le branches coté vent, surtout celles-ci sont coté soleil, frôlent le sol, et je ne peux passer en dessous, coté opposé, je peux passer en dessous, ais il y a plus de travail a la taille
- La première raison est le vent.
- La deuxième raison en photo, c'est plus simple, c'est branches sont a 10/15 cm du sol

Image

Image

Image
Cela demande beaucoup plus de travail, à quatre pattes, mais le volume lui est toujours présent

Cordialement

Edy Spagnol
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Re: degats causés par Klaus

Message par Edy Spagnol » 13 févr. 2009 19:36

Quelques constats de la tempête Klaus sur les Oliviers

Pour les oliviers, qui sont passés entre mes mains, soit plus d’une centaine, chez 11 Oléiculteurs différents

Le véritable instrument de recherche est et demeure l’observation scrupuleuse, patiente et impartiale des processus spontanés, mais ce n’est pas en passant quatre jours et demi, que l’on peut avec certitude tirer des conclusions sérieuses, mais uniquement des constats.

1er Constat (prenant en compte tous les différents cultivars)
:arrow: Plus de 90% sont des oliviers issus de boutures
:arrow: Uniquement 10% sont des oliviers de semis, et d’origine diverses

Mais le pourcentage de casse sur le volume, est identique

2em Constat
:arrow: 70% des relevés sont des olivières, ayant une forte frondaison

Suite à des réponses d’Oléiculteurs, non touchés par la tempête, qui on planté dans les années 90 à 2001, ils avaient déjà fait le rabaissement « spécialement sur leur Olivères », soit suite à leur récolte soit en début d’année. Certains venaient juste de finir, du coup très peu d’oliviers se sont retrouvés dans ce contexte
Beaucoup font deux tailles, et certains trois passages annuels


3em Constat
:arrow: 60% sont des oliviers ayant un fort développement au niveau du diamètre du tronc par an

Cela fait penser aux essences à bois tendre et à croissance rapide comme le peuplier et le saule, qui sont particulièrement vulnérables à cause de leur grande frondaison densément feuillée et qui offrent une prise facile aux vents

4em Constat
:arrow: 70% sont fortement à très fortement désaxés côté sud (centre de gravité déplacé exagérément côté sud)

Choisir des sols peu sujets à l'érosion, planter des arbres et des arbustes sur les parcours pour freiner le vent.
Jm Duriez :, Une des solutions est le rabattage pendant les premières années pour renforcer le tronc avant que la frondaison ne monte trop.


5em Constat
:arrow: 70% sont dans les 18/20cm de profondeur
:arrow: 20% sont dans les 20/23cm de profondeur

Les arbres à enracinement superficiel sont également sensibles aux grands vents et peuvent être complètement déracinés
La plantation de la motte trop profondément peut la faire pourrir.


6em Constat
:arrow: Les racines sont développées exagérément côté sud, et sont presque insignifiantes côté nord, ne permettant aucun contre poids, il serait préférable même de les buter sur quelques centimètres en hauteur sous la frondaison théorique

La racine est un axe prolongeant la tige vers le bas, ramifié, souterrain, à géotropisme positif (sens de croissance de la racine), et à phototropisme négatif (sens de croissance de la tige) : elle croit vers le bas et fuit la lumière


7em Constat
:arrow: Le tuteurage est très mauvais, voire inexistant dans certains secteurs, voire inapproprié pour d’autres.

Le tuteurage dans les situations venteuses pourra être doublé ou à croisillons pour les arbres dont la prise au vent est importante.
Ainsi, ne pas oublier de surveiller périodiquement l’attache des arbres, car les blessures et les étranglements sont fréquents.
Si en zones peu ventées il est recommandé d’enfoncer le tuteur de 60 cm, un bon 80cm, est à prévoir pour de telles conditions


8em Constat
:arrow: La masse des branches et feuilles sur les oliviéres, tellement celui-ci est dense, est une des causes principales de la prise au vent, surtout en corrélation sur les zones cultivées par d’anciens maraîchers, dans ce cas uniquement le brunissement et verticillium sont présents des leur 6 ans. Cela va nécessiter beaucoup de précautions.

Cette corrélation fait apparaître que les mécanismes de protection de chaque organisme contre les agressions du monde extérieur/intérieur, constituant sa résistance naturelle, sont bouleversés sur des sols maraîchers exclusivement

9em Constat
:arrow: Le détrempage du sol a permis de jouer sur une certaine élasticité somme toute théorique.

Les symptômes sont plus graves sur les arbres qui ont souffert de la sécheresse.

10em Constat
:arrow: 50% de dégâts sur les terres maraîchères
:arrow: 30% de dégâts sur des anciennes vignes
:arrow: 20% de dégâts sur des zones diverses et enherbées

11em Constat
:arrow: Le nombre de radicelles ayant souffert même sur les oliviers non mis à genoux mais qui ont été fortement secoués, va être la conséquence de30% de récolte en moins, même si l’oliviére refait des racines assez facilement

Se méfier d’un mauvais étalement des racines au cours de la mise en terre, ou que celles-ci soient étranglées par le chignon.

12em Constat
:arrow: Les oliviéres en zone maraîchère vont être très difficiles à négocier, les anciennes vignes ou autres zones leur sont plus favorables.

La fertilité du sol n’est une fertilité véritable que si elle se traduit par l’intermédiaire de bons rapports sol/plante, en d’autres termes, si elle est en mesure de remplir ses fonctions biologiques sans aide extérieure

13em Constat
:arrow: Un olivier n’est pas en production dès sa deuxième ou troisième année. Il va falloir revenir à une normalité, même si l’oliviére rentre en production rapidement. Les terres maraîchères favorisent « Oui » sans aucun apport ou presque, mais au détriment de quoi :!:
L’ordre biologique doit, d’une manière ou d’une autre se retrouver

14em Constat
:arrow: Un seul sur les 11 oléiculteurs va faire une déclaration.


15em Constat
:arrow: Beaucoup de zones très exposées.

Il est recommandé de tout temps d’éviter aussi les expositions aux vents très forts.

16em Constat
:arrow: Le pépiniériste et la rhizogénèse
Elle correspond à la formation de racines et se déroulent en plusieurs étapes durant de quelques semaines 8/9 à plusieurs mois 2/3 en fonction :
- De la nature de l’origine utilisée (les boutures herbacées s’enracinent très vite alors que les tiges ligneuses demandent beaucoup plus de temps)
- De la saison (rapide l’été, assez lente l’hiver) ou de l’environnement climatique pour les productions sous serre.
La prolifération d’un cal cicatriciel (bourrelet plus ou moins développé) se fait, et les racines néoformés sont ainsi raccordées au système conducteur de sève. (Plus ou moins développé), en zone maraîchère il est très exagéré de 1.2 cm à 1.9 cm sur le rayon du tronc par an.

Ce n’est pas lui qui est en cause, bien au contraire, et vous avez la chance d’avoir un pépiniériste virtuose dans votre secteur.
Celui-ci, il y a déjà quelques décennies proposait des pieds issus de bouturage, « plus appropriés », en essayant d’avoir un coût raisonnable, mais devant la diversité de la demande, sans compter les farfelus, vu que l’on ne voulait pas se tenir à des standard, il lui a été impossible de poursuivre.
Avec un AOC :?: en ligne de mire, peut être ?


17em Constat
:arrow: Les nouveaux arrivants sur les nouvelles zones oléicoles ne font pas forcément l’effort de prendre quelques formations théoriques ou pratiques !

Ce qui peut conduire à réfléchir sur des axes d’améliorations, et sur des précautions à prendre,
:arrow: A ne pas hésiter à se rapprocher des moulins, ou des organismes de formation
:arrow: A participer aux démonstrations, dont certaines sont gratuites.
:arrow: A mettre à profit les premières années pour équilibrer vos oliviers
:arrow: Apprendre à négocier, le vent qui est somme toute une constante dans ces zones.
Etc.

Un indispensable retour d’expérience est nécessaire pour perfectionner des méthodes, capitaliser et prendre en compte des événements que l’on ignorait, mais dont nous devons appendre à nous méfier (événement d’ampleur inattendu).
Mais il est indispensable de mettre en application ce que nous savons déjà, pour ne pas faciliter la tâche au vent dominant.

Doit- on se situer sur un axe de catastrophes prévues, pas prévenues (Pierre Martin)

Il dit ceci
Les phénomènes méthodologiques, n’affectent jamais l’ensemble du globe et n‘on pas des effets aussi radicaux et durables que ceux liés au climat. Ils sont plus ou moins saisonniers, mais pas strictement réguliers ; il s’en produit d’intempestifs hors saison. Ils sont régis pas des cycles terrestre courts et par interactions continents/océans/atmosphère


Ces risques que l’on dit naturels
Pierre Martin (Eirolles)

L’origine de Olivière :
L’origine d’Olivière était inconnue. Ce cultivar est très ancien en Languedoc-Roussillon à en juger par certains sujets vénérables francs de pied (Castelnau de Guers, Banyuls).
Les marqueurs moléculaires ont révélé que Olivière avaient des ancêtres dans les cultivars venus du Proche Orient.
En revanche, Olivière par le côté maternel a une origine en Afrique du Nord (Kabylie) où les oléastres se caractérisent par des marqueurs spécifiques de l’ADN des chloroplastes. Il est donc probable que la variété Olivière a été introduite en France depuis l’Afrique du Nord, et les flux migratoires et commerciaux entre ces deux régions corroborent cette hypothèse
Lien : http://www1.montpellier.inra.fr/ ... livier.pdf


Et pour beaucoup de vos questions spécialisées, avant plantation, les réponses sont
Techniques Horticoles
Tome 1 : Climat et végétation, maîtrise du climat sous abris, activités horticoles et protection de l’environnement
Tome 2 Création et multiplication des plantes horticoles, propriétés agronomiques des sols et supports de culture, modes de culture et mises en place des végétaux

De Pierre GAUTREAU et Alain MACHEFER
Avec les conseils éclairés de Alain Kowalski

h[url]ttp://www.afidol.org/component/page,shop.brow ... /Itemid,1/[/url]

L’Olivier CTIFL Monographie

Bonnes pratiques culturales en verger d'oliviers

Identification des variétés cultivées en France


Cordialement

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